• Dès 1954, Hollywood sweet gome s'intéresse à lui. Sa première apparition sur écran en tant qu'acteur est surprenante. Au début, il ne devait pas y avoir de chanson, mais les producteurs en rajoutent quatre et The Reno Brother's (titre original) est rebaptisé Love Me Tender, titre de son premier succès.

     

    1955, Love me tender (le cavalier du crépuscule)
    1957, loving you (amour frenetique)
    1957, Jailhouse rock (le rock du bagne)
    1958, King Creole (bagarre au King creole)
    1960, GI blues (cafe europa en uniforme)
    1960, flaming star (les rodeurs de la plaine)
    1961, wild in the country (amour sauvage)
    1961, Blue Hawaii (sous le ciel bleu d'Hawaï)
    1962, Follow that dream (le sherif de ces dames)
    1962, Kid galahad (un direct au coeur)
    1962, girls! girls! girls! (des filles encore des filles)
    1963, It happened at the world's fair (blondes, brunes, rousses)
    1963, Fun in Acapulco (l'idole d'Acapulco)
    1964, Kissin' cousins (salut les cousins)
    1964, Viva Las vegas (l'amour en 4 éme vitesse)
    1964, Roustabout (l'homme à tout faire)
    1964, Girl Happy (la strip-teaseuse effarouchée)
    1965, tickle me (chatouille moi)
    1965, Harum Scarum (c'est la fête au Harem)
    1966, Frankie and johnny (une rousse qui porte bonheur)
    1966, Paradise, Hawaiian style (paradis Hawaïen)
    1966, Spinout (le tombeur de ces demoiselles)
    1967, Easy come, Easy Go (trois gars, deux filles... et un tresor)
    1967, Double Trouble (croisiére surprise)
    1967, Clambake
    1968, Stay away Joe
    1968, Speedway (A plein tube)
    1968, Live a little, love a little (le grand frisson)
    1969, Charro! (Charro)
    1969, The trouble with girls (filles et show business)
    1969, Change of Habit (changement d'habitude)

     

    Toutes ces productions n'ont qu'un seul but : distribuer Elvis dans le monde entier sans que la vedette n'ait besoin de se déplacer. Le succès est phénoménal, mais au fil des années, la magie se perd et les films d'Elvis deviennent des caricatures. Ses disques tirés uniquement des bandes sonores des films connaissent également une chute et Elvis ne rencontre plus le succès qu'il avait avant. Le monde a changé et de nouveaux chanteurs et groupes ont fait leur apparition, et pour faire bonne figure, Elvis accepte de rencontrer les Beatles chez lui, le 27 août 1965, dans sa maison de Bel Air en Californie.

    Plus que jamais isolé dans des maisons pour milliardaires de Beverly Hills, Elvis n'a plus aucun contact avec le monde extérieur. Entouré jour et nuit par les mêmes gens depuis ses débuts (la «Memphis Mafia»), il semble ne plus être en mesure de juger sa carrière. La carrière si époustouflante du « King » sombre dans le désastre et l'image d'Elvis en devient ridicule.

    Dès 1966, sa production cinématographique accouche de navets, tous plus insalubres les uns que les autres, au point que même les plus fidèles admirateurs se détournent de leur idole. Chaque nouveau film est alors accueilli dans une indifférence glaciale et les recettes ne sont plus remarquables. Elvis détestait profondément les films qu'on l'obligeait à tourner pensant que les scénaristes n'exploitaient pas tous ses talents de jeu. Ses disques également qui étaient directement tirés de ses films ne correspondaient plus à ce qu'il voulait faire. Bien qu'entouré d'une foule d'amis, personne ne pouvait comprendre ce qu'il ressentait: un artiste jadis adulé par des millions de gens dans le monde entier mais qui était maintenant "has been". Il se mit à douter de ses propres capacités de chanteur et se tourna bientôt vers le spiritualisme pour trouver des réponses à ses questions. En effet, en 1964, il eut une véritable révélation lorsqu'il rencontra Larry Geller, un coiffeur, qui lui fit lire des livres sur la philosophie, religion:'... Larry, I don't believe it. I mean, what you're talking about is what I secretly think about all the time... there has to be a purpose... there's got to be a reason... why I was chosen to be Elvis Presley.'" : "Larry, je n'arrive pas à le croire. Je veux dire, tout ce que ce que tu me dis là, c'est à quoi je pense tout le temps en secret. Il doit y avoir un but. Il doit y avoir une raison pour laquelle j'ai été choisi pour être Elvis Presley". Très anxieux, il lut des tonnes de livres sur le sens de la vie tels que The Voice of Silence, Tibetan Book of the Dead, The Wisdom of the Overself et The Impersonal Life qu'il emmenait partout et considérait comme son livre de chevet. Geller devient alors son seul véritable confident et la star lui raconta tous ses déboires: "I swear to God, no one knows how lonely I get and how empty I really feel." : "Je jure devant Dieu que personne ne sait combien je suis seul et combien je me sens vide".

    Lorsque son contrat cinématographique prend fin en 1969, Elvis, fatigué et critiqué, décide de mettre un terme à sa carrière à Hollywood.Elvis fait donc du cinéma et enregistre de (1962 à 1969), 23 bandes sonores de ses films; à raison de deux ou trois par année.

    Suite au désastre hollywoodien, Elvis n'est plus considéré comme une valeur sûre. De plus, la musique a considérablement changé, la scène aussi, le public ne se contente plus de ces petits spectacles sans fastes, les Beatles, les Rolling Stones et The Doors ont su apporter du sang neuf au rock. Elvis reste toutefois celui qui a lancé le rock, mais n'est plus qu'une référence. Les professionnels lui conseillent de faire encore quelques films, puis de se retirer. Pourtant, Elvis est encore jeune, plus beau que jamais et il faudrait peu de chose pour le remettre en selle.

     

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